comprise dans le cycle "6 études en blanc"
Commande de l'ensemble Ars Nova
pour méta-piano solo
(Méta-piano = dispositif hybride associant un dispositif électronique à la lutherie d'un piano traditionnel)
Dédicace à Lise Baudouin
Création le 26 mars 2025
au Festival ElectroSession de Saint-Palais-sur-Mer (France)
par Lise Baudouin, méta-piano
Manuel Poletti et Martin Antiphon, réalisateurs en informatique musicale
Durée : 15'30'' à 20'00'' ca.
Editeur : L'Octanphare
Dans cette quatrième Etude du cycle, je souhaite explorer la mutation sous toutes ses formes, tant sur le plan conceptuel et structurel (faire évoluer la perception de l’auditeur d’un temps qui s’étend ou se contracte) que du matériau musical lui même (hauteurs, timbre, geste, énergie...). Pour ce faire, j’ai employé un dispositif innovant développé durant ma thèse de recherche- création portant sur l’écriture pour piano et la notion d’évidence (gestuelle, conceptuelle, perceptive), le Méta-piano, qui permet d’inclure les transformations électroniques dans la lutherie même d’un piano de concert traditionnel, en se servant de sa table d’harmonie comme diffuseur et en se passant ainsi de haut-parleurs. De même, un second clavier numérique est intégré également, ainsi que tout un dispositif de pilotage intuitif par la (ou le) pianiste, démultipliant ainsi ses possibilités de jeu et de contrôle de la partie électronique en temps réel.
Album "Filigranes" - Label INITIALE (2025)
Commande du trio Arkayī et du CNSMDP
Instrumentation : violon, violoncelle et méta-piano
(Méta-piano = dispositif hybride associant un dispositif électronique à la lutherie d'un piano traditionnel)
Création le 26 septembre 2025
au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris (CNSMDP)
par le trio Arkayī :
Reika Sato, violon
Yi Zhou, violoncelle
Arhzel Rouxel, méta-piano
François Longo, réalisateur en informatique musicale
Durée : 13'30 ca.
Editeur : Lacroch'
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« Ces jeux étaient de petits drames, presque exclusivement monologues, et ils reflétaient la vie spirituelle de leur auteur, aussi éprouvée que lumineuse, comme un parfait portrait, peint par lui-même. Il y avait là, non seulement un concert dialectique et un conflit entre les différents thèmes et groupes de thèmes, sur lesquels reposait le Jeu et dont la succession et l’opposition étaient fort ingénieuses, mais la synthèse et l’harmonisation des voix contrastées n’étaient pas conduites à la manière courante et classique jusque’à leur terme final ; cette harmonisation subissait plutôt toute une série de fractures et s’arrêtait chaque fois, comme prise de fatigue ou de désespoir, avant de se résoudre ; elle se perdait dans l’interrogation et le doute. » (extrait du Jeu des Perles de Verres de Hermann Hesse dans la traduction française de J. Martin). Cette œuvre singulière, dont Thomas Mann appréciait la discrète ironie et le ton parodique, m’a toujours fasciné, tout comme son auteur qui l’écrit en pleine seconde guerre mondiale, alors exilé en suisse et interdit d’édition en Allemagne, son pays natal. Dans sa complexité, et en même temps sa synthétique vision d’une société utopique dont l’idéal serait ce fameux « Jeu », aboutissement de toute culture, cette œuvre serait pour moi le point de départ poétique d’une composition musicale faite à la fois d’un travail sur des matériaux fragiles, mouvants, et en même temps précisément organisés dans une forme articulée selon une « progression faite de fractures », forme qui pourrait offrir un pendant aux textures très finement ciselées de Osja - 7 Strophes for a Literary Drone de Marco Stroppa. Cette « mobilité » du matériau musicale sera mise en relief également par l’instrumentarium, puisqu’avec les violon et violoncelle dialoguera mon « Méta-piano », un instrument hybride (augmenté par des transducteurs diffusant des sons ou traitements électroniques directement via la table d’harmonie, avec second clavier numérique) permettant ainsi une mutation ou une déformation en temps réel des timbres et de l’espace acoustique traditionnel de la formation de chambre.
- Quatre tableaux imaginaires -
pour piano à 4 mains et dispositif électronique
Commande du Fonds de dotation Galaxie-Y
avec le soutien de la Fondation Salabert
Dédié à Rosa Park et à Françoise Thinat
Création le 18 février 2024 à 20h00
au Séoul Art Center, Concert Hall,
Séoul, Corée
par Eunji Han et Hyunjeong Kim, piano
Durée : 17'30 c.a.
Editeur : Billaudot
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Pantomimes, pour piano à quatre mains et dispositif électronique stéréo, est pensé comme un rêve. Ou plutôt une déambulation, un parcours initiatique se déroulant entre le moment où l’enfant doit aller dormir et celui où il se réveille. Ces rêves nocturnes, peuplés de personnages divers, fantastiques, grotesques, poétiques, ont une évolution constante, le faisant passer par des pays tantôt merveilleux, tantôt effrayants, et des états allant de l’apaisement à la passion, de la joie à la peur, puis lorsque la danse devient furie, vient le moment de revenir à la réalité.
Pantomimes se présente comme une suite de tableaux pensée selon une progression pédagogique, abordable dès la fin du premier cycle de piano (environ la quatrième année selon les normes usuelles en conservatoire) et jusqu’aux niveaux pré-professionnels :
L’œuvre est pensée d’un seul tenant, elle peut bien sûr être jouée en tableaux séparés mais, dans le cas d’une version complète, les quatre tableaux s’enchaînent, avec une partie électronique servant de tuilage sonore entre chaque, et permettant aussi à chaque duo de pianistes de se succéder, dans le cas où chaque tableau serait confié à un binôme d’élèves d’âge et de niveaux différents, ce qui est le but pédagogique de ce recueil.
La Pantomime n’est pas seulement une évocation musicale, elle est aussi perceptible dans la mise en scène et les modes de jeux demandés aux interprètes, puisque chaque tableau demande à l’un ou l’autre, parfois aux deux, des utilisations non conventionnelles de l’instrument (autres que le jeu sur le clavier). Ainsi transformés en marionnettes, les pianistes investissent alors un matériau sonore total et pourtant uniquement dédié au piano (sans préparation ni autres artifices), créant un univers repris et développé par la partie électronique avec laquelle ils dialoguent.
pour piano et grand ensemble
(3/0/1/0/1-0/0/0/0-3 perc-clav-1/0/1/1-electronics)
Aide à l'écriture du Ministère de la Culture 2020
Dédié à Hilomi Sakaguchi
et aux ensembles Paramirabo, HanatsuMiroir et Proxima Centauri
Creation le 21 octobre 2021
La MECA Scène, Bordeaux (France)
par Hilomi Sakaguchi, piano
et les ensembles Paramirabo, HanatsuMiroir et Proxima Centauri
Durée : 26'30
Editeur : BabelScores
En 1943, dans une France occupée, René Barjavel écrivait son fameux roman dystopique Ravage, dans lequel une société hyper technologique, régie par des castes et hiérarchisée en fonction du capital, du milieu, des frontières, des croyances. . . bascule brutalement dans le chaos. Aujourd’hui, face aux tensions venant de toute part, à l’urgence climatique, économique, sociale, nombreux sont les groupes ou individus à croire en des solutions de vie en société différentes de celle qui nous conduit actuellement au même point de rupture que celui évoqué dans ce roman.
Écrit pour la pianiste Hilomi Sakaguchi, Ravages est un concerto pour piano, ensemble et électronique organisé en trois mouvements, trois tableaux évoquant le roman de Barjavel. L’œuvre de Didier Rotella interroge sur la place et le devenir de ce que l’on a longtemps appelé le « modèle culturel occidental». De manière générale, la musique de Didier Rotella cherche à créer une zone d’insécurité qui mène l’auditeur à modifier son écoute au cours de l’œuvre. C’est une démarche qui se veut clairement discursive, et ne renie en rien les influences passées, Henri Dutilleux en tête. C’est aussi pourquoi Didier Rotella associe souvent un argument littéraire, mais de façon lointaine, à une forme musicale. Le geste musical devient en quelque sorte un témoignage de l’impact sociétal.
pour clarinette, saxophone, marimba, percussion et dispositif électronique
Dédié à l'ensemble Proxima Centauri et à l'ensemble Regards
Commande de l'ensemble Regards et de la Sacem
pour la semaine du Son de l'UNESCO 2021
Creation le 25 novembre 2021
au SCRIME - Salle Hémicyclia (Bordeaux)
Marie-Bernadette Charrier, saxophones;
Jean-Jacques Godron, clarinette,
Aurélien Hadyniak, marimba,
Benoit Poly, percussions
Durée : 7'00 c.a.
Editeur : BabelScores
Réinvestir un espace de jeu musical issu de notre culture occidentale pour en détourner les codes, travailler sur la ré-interprétation des différentes sections que comporte la Partita telle qu’on la trouve à l’époque baroque, sur les temps pulsés ou libres, ou simplement sur notre façon d’appréhender la notion de divertissement aujourd’hui, telles pourraient être les enjeux de Partita I et Partita II, à moins qu’il n’y ait finalement pas d’autre intention que celle imaginée l’auditeur lui-même.
pour clarinette ou flûte, saxophone, marimba, percussion,
et dispositif électronique
Commande de l'ensemble Regards et de la Sacem
Creation le 12 avril 2021
à l'occasion de la Semaine du Son de l'UNESCO
Auditorium André Labarrère, Pau (France)
par les étudiants du Conservatoire de Pau
Durée : 7' c.a.
Editeur : BabelScore
Réinvestir un espace de jeu musical issu de notre culture occidentale pour en détourner les codes, travailler sur la ré-interprétation des différentes sections que comporte la Partita telle qu’on la trouve à l’époque baroque, sur les temps pulsés ou libres, ou simplement sur notre façon d’appréhender la notion de divertissement aujourd’hui, telles pourraient être les enjeux de Partita I et Partita II, à moins qu’il n’y ait finalement pas d’autre intention que celle imaginée l’auditeur lui-même.
pour flûte, saxophone, percussion, piano hybride et dispositif électronique
Dédié à l'ensemble Proxima Centauri
Creation le 12 septembre 2022 à 15h30
Festival Présences de Radio France
Maison de la Radio - Studio 104
115 avenue du président Kennedy, Paris
par l'ensemble Proxima Centauri:
Marie-Bernadette Charrier, saxophones;
Sylvain Millepied, flûte;
Benoît Poly, percussions;
Didier Rotella, piano
Christophe Havel, électronique
Durée: 11' c.a.
Editeur: Impronta Verlag
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Ecouter en podcast dans l'émission "Création Mondiale" (France Musique - avril 2021)
pour orchestre d'harmonie et électronique
Commande du festival "Musique à l'Encre fraîche"
Création au conservatoire de Persan (95) le 21 janvier 2020
par l'orchestre d'harmonie 3ème cycle du conservatoire,
direction : Patrick Laviron
effectif (3-1-4-1-6 / 2-3-2-1-1 / 2 perc.- electro)
Durée : 10 minutes c.a.
éditeur :
L'absence, c'est la sensation de vide après un long défoulement;
c'est l'absence de l'homme dans un monde enfin respirable;
c'est l'absence de signification dans un acte ou un son;
c'est l'absence de la pensée, du sentiment et du jugement;
c'est le moment qui vient entre l'adieu et le retour;
c'est l'angoisse et le calme;
L'absence c'est le but.
(D.R.)
pour ensemble et électronique
effectif : 2 pianistes / 2 percussionnistes
Commande de l'Ircam - Centre Pompidou
Dédicace à l'Ensemble Links
Création le 29 juin 2018 à Paris - Centre Pompidou
par l'Ensemble Links
(Laurent Durupt et Trami Nguyen, pianos;
Rémi Durupt et Stan Delannoy, percussions)
Equipes de l'Ircam - benjamin Lévy, R.I.M.
Durée : 30 minutes
pour flûtes et électronique temps réel
Dédicace à Ludivine Moreau
Création le 15 avril 2016 au Centre Pompidou (Paris)
par Ludivine Moreau
Durée : 9 minutes
pour piano et électronique
Création de la première version : le 13 janvier 2012 au CNSMDP
Création de la version révisée à Orléans (salle de l'Institut) en mars 2014
Piano, Didier Rotella
Durée : 7'30
pour dispositif électronique
Création le 2 juin 2010 au CNSMDP
Durée : 12'15"
pour dispositif électronique
Création les 12 juin et 7 octobre 2008 à l'Auditorium Jean Cocteau de Noisiel
lors des journées de l'électroacoustique 2008
sur Acousmonium Motus : Didier Rotella, aidé de Jonathan Prager
Durée : 9'33"